Les blocs et les sculptures du mur séparant les salles II et VI, endroits correspondants à la mâchoire de l’Homme du temple, établissent la relation avec la porte située entre les deux ailes du pylône sud. Ceci est confirmé par un terme anatomique se trouvant dans le papyrus chirurgical Edwin Smith. Ce terme anatomique désigne en même temps les « deux cotés du maxillaire inférieur » et les deux montants d’une porte avec son linteau.

C’est le maxillaire inférieur qui ouvre et ferme la bouche pour recevoir la nourriture. Étant double, comme les deux montants de la porte, il y a ici un bel exemple de symbolisme évocateur d’une fonction reliant la partie vivante avec la chose inerte mais fonctionnellement identique. Les glandes salivaires sont situées sur la paroi Nord.

A savoir que les personnages gravés sur la salle II sont par leurs dimensions en relation intime avec celles du pylône lui-même. La Salle II sert au rituel purificateur du Roi avant qu’il pénètre dans le sanctuaire en tant que Roi-prêtre. En ce lieu, le Roi reçoit tous les dons des puissances du ciel du Nord et du Sud, et les deux couronnes des mains de Seth et d’Horus.

Opérativité initiatique

detailsalle_2Un parfum est fabriqué dans la Salle II, non pas offert avec l’encensoir mais avec le signe Chen (une boucle). Il s’agit pour ce parfum de la captation du Feu. Le Chen étant la boucle qui, autour des cartouches des hiéroglyphes, donne le nom des Rois (pharaons) ou Neters. Il donne une identité (signature minérale ou végétale par exemple), nommé ainsi puisqu’à l’endroit de la mâchoire (le verbe).

Ce Feu est une âme (soufre) abstraite qui spécifie. C’est la teinture particulière saisie, ou captée pour former l’onguent précieux qui donne vie. Ce feu est capté par Mout devenu Hathor dans la pratique divine Égyptienne. Les dieux égyptiens ou Neters sont chacun à mettre en relation avec une fonction du corps. Le temple de Louksor étant le corps humain. Nous devons donc ne plus voir le Temple comme une architecture extérieure, mais comme une « indication » précise de ce qu’il faut faire dans notre corps pour accéder la lumière divine corporifiée dans notre chair.

Mout : Le moût désigne en Français la mixture obtenue après pression ou cuisson de fruits ou tubercules (tiens, tiens). L’estomac (fonction première du vautour neter Mout) se dit r3 jb (se prenonce râ ib) => Dieu solaire Râ (hiéroglyphe la Bouche (logos verbe)) et ib le coeur spirituel, de l’esprit (hiéroglyphe le coeur). Le coeur physique se dit Haty. L’estomac est la bouche du coeur (l’entrée du coeur) et c’est Neith qui, gardienne du vase canope, contient l’estomac du défunt.

Hathor est la maison du Verbe (évocation), son miroir qui le manifeste, et son pouvoir actuel. C’est par lui qu’elle peut être la nourrice du monde. Le Roi reçoit dans la Salle II les puissances des deux Neters, Seth et Horus. Cette salle a pour nom « chambre de l’enseignement ». Il s’agit bien de l’ingestion d’un élément ou substance, puisque comme nous le savons, la Salle II représente l’ouverture de la mâchoire, et que nous devons ouvrir la mâchoire inférieure pour ingérer un liquide ou un solide. Étant dans le pays dit de khemet, ou khêmi, qui a donné « Al-Kemi » puis «  Alchimie ». La substance doit être divine donc Alchimique avant d’être autorisée à entrer dans les salles du Haut ! Ceci est confirmé par la signification de Mout (l’estomac est la bouche du coeur) !

La transformation par la chaleur interne du corps humain participe du principe de Mout, puis d’Hathor, ce qui signifie qu’une évocation Théurgique (magique) doit être effectuée avant l’ingestion de l’onguent ou élixir (Mout) qui se transforme en Hathor par l’évocation à ce moment là ! Ceci est donc bien une préparation de notre corps physique (du Roi ou du futur Pharaon), et donc une initiation à la création du corps glorieux Osirien et de notre libération de notre vivant !

Cette substance est d’origine végétale et il m’a été révélé depuis peu de quelle nature est faite exactement cette substance, et de quelle manière il faut la préparer selon l’antique science égyptienne. Ceci forme un tout cohérent, et je reste encore émerveillé d’une telle science, qui jusqu’à ce jour n’a jamais été profanée, mais offerte et donnée par Schwaller de Lubicz et l’Égypte !