Notre époque a détruit en un temps réduit, des milliers d’années d’évolution de la conscience ! Il reste seulement une poignée d’irréductibles formés et initiés correctement – tout d’abord par leur choix et l’emplacement de leur incarnation, puis ensuite par leur volonté à toujours rechercher la vérité, à faire renaître la lumière. Les ténèbres tentent dans un dernier sursaut de gagner la partie d’échec.

C’est sans compter que les âmes anciennes se sacrifient, en acceptant de se réincarner dans la lourde matière, et y revivre, presque à zéro, toutes les étapes nécessaires à la récupération de leur mémoires et ainsi être infusées de l’Esprit, de la puissance transcendante – une substance en la puissance.
Et peu en importe le prix… !

Être, ne pas être, puis être, est la pulsation qui fait la Conscience, l’Univers apparent. Puissance-Idée, Forme-Finalité, et Puissance sans forme, sont l’alternance vitale, la pulsation Cosmique – le rythme invariable dans la succession des étapes (Loi de l’incarnation), Loi de la Genèse.

Les organes qui assimilent à travers l’aérien, le liquide et le solide, et les organes qui informent pour l’intelligence et les sens, sont fils d’une même énergie de même nature que la chose qu’ils assimilent ou éprouvent. La réalité indiscutable du mystère évident qui fait de l’invisible le visible, de l’impondérable le pondérable, est le verbe de la sagesse. L’invariable de la loi de la Genèse est la base de la philosophie traditionnelle. Tout recherche sans ces guides conduit à l’impasse ou au Néant !

L’homme conçu par le Créateur est l’Univers. Sur son corps, sur ses sens, sur ses organes, sur ses fonctions assimilatrices, sur ses centres vitaux nerveux, physiques et occultes, on peut inscrire toute la Connaissance.

Le Temple de Louxor a été construit dans et par cette Connaissance, pour servir de guide à l’Occident, perdu et malade dans son corps et cerveau analytique, qui veut tout décortiquer, trancher, séparer.

 


 

Les êtres humains n’ont pas grandi en même temps que les institutions issues de leurs cerveaux. La civilisation moderne ne nous convient pas. Elle a été construite sans connaissance de notre vrai nature. Elles sont dues aux caprices des découvertes, des appétits des hommes, de leurs illusions, de leurs théories, de leurs désirs. La science n’a suivi aucun plan. Elle s’est développée aux hasards de la naissance de quelques hommes de génies. De la forme de leur esprit. De la route que prit leur curiosité. Elles ne furent nullement inspirées par le désir d’améliorer l’état des êtres humains.

Parmi les richesses scientifiques, nous avons fait un choix. Et ce choix n’a été nullement déterminé par la considération d’un intérêt supérieur. Ce sont les principes de la commodité et du moindre effort, le plaisir de la vie moderne, le confort, qui ont fait le succès de cette civilisation. Les effets des machines, sur les êtres humains, n’a pas été pris en considération. Tout a été conçu pour que les maladies d’origine virale et infectieuse soient à l’honneur.

L’homme est menacé principalement par les maladies nerveuses et mentales, et par la faiblesse de l’esprit et du corps. Les sciences de la matière ont fait d’immense progrès. Tandis que celle des êtres vivants restes dans un état rudimentaire, malgré le matraquage des magazines scientifiques ou de la télé reportage.

Seul une connaissance beaucoup plus profonde de nous-même peut apporter un remède à ce mal. En vérité depuis que les conditions naturelles de notre de l’existence ont été supprimés par la civilisation moderne, la science de l’homme est devenue la plus nécessaire de toutes les sciences.

Il faut se débarrasser des systèmes philosophiques et scientifiques comme on briserait les chaînes d’un esclavage intellectuel.

Alexis Carrel