LOUXOR SECRET

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La Connaissance « Interne » du langage Hiéroglyphique requiert un état spirituel et physique que peu de gens peuvent atteindre à notre époque, à moins d’une ascèse quotidienne et une vie retirée des contingences matérielles. Ce qui n’est absolument pas le cas de tous ceux qui affichent de loin ou de près leurs pseudos rites d’origine égyptienne, avec leurs panneaux publicitaires.

 

« Car, ne vous y trompez pas, la majeure partie de la science antique provient d’infusion de l’esprit et nullement de résultats de mesures »

Jean-Gaston Bardet

 

Est-il possible de ressentir – même approximativement – la mutation de conscience qu’éprouvaient les initiés d’Egypte ? Aucune recherche ne fut jamais entreprise sur un pareil sujet de nature psychologique, pour la simple raison qu’aucun document hiéroglyphique ne peut servir de point de départ. 

Quel initié aurait l’intention de décrire – même s’il le pouvait – son illumination personnelle après l’initiation ?! Schwaller de Lubicz nous a décrit cela  en détail:

« Un temple égyptien étant consacré à un principe déterminé, devient ce que nous appellerions la bibliothèque, résumant d’une façon exhaustive tout ce que l’on peut savoir sur le sujet ». 

De fait, il s’agit d’abord de savoir si des initiations secrètes et personnelles se pratiquaient en Egypte, à l’exemple d’Abydos. A ce sujet, un texte fort ancien (+/- 2000 avant notre ère) passé jusqu’à présent inaperçu, semble fournir une réponse affirmative : « suivre le dieu jusqu’à sa place, dans son tombeau qui se trouve à l’Entrée de la Grotte ; Anubis sanctifie le Mystère caché d’Osiris (dans) la sainte Vallée du Maitre de la Vie (=Osiris) : (c’est) l’initiation mystérieuse du Maître d’Abydos »

  1. L. Griffith, the inscriptions of Siût and Dêr Rîfeh, London, 1889, tombe I, 238, lignes 238-239, environ XII- dynastie. « Il existe encore, sur le domaine funéraire d’Abydos – et attenante à l’admirable sanctuaire de Séti, 1er – une construction étrange nommée l’Osiréion. Cet édifice est, sans aucun doute, le plus mystérieux qui soit dans la vallée du Nil. Construit à partir du règne de ce roi (XIXe dynastie, 1300 av. J.C) et entièrement souterrain à l’origine, il comporte un long corridor obscur permettant d’accéder à un hall empli d’eau. Du centre de ce vaste bassin émerge une esplanade rectangulaire, sorte d’ile bordée de lourds piliers de granit rose, à laquelle deux escaliers livrent accès ».

Vous pouvez prendre connaissance de ce travail sur ce Temple, dans l’ouvrage de Max Guilmot – Les Initiés et les Rites initiatiques en Egypte ancienne, 1977. Je regrette que Monsieur Max Guilmot ne fasse jamais allusion aux travaux de Schwaller de Lubicz et de Louxor, qu’il devait obligatoirement connaître puisqu’il appartenait à la Rose croix.

 

Le Temple de Louxor est indiscutablement consacré au Microcosme-Macrocosme humain. Cette consécration n’est pas seulement une simple attribution car le  Temple tout entier devient un livre explicatif des fonctions secrètes des organes et centres nerveux. Nous avons dû nous limiter ici à la seule démonstration du symbolisme dirigeant l’architecture du temple, sans entrer dans l’étude de ce livre grandiose (Le Temple de l’Homme). 

Notre but est d’attirer l’attention des intéressés, et de mettre en garde les archéologues. En adoptant ce point de vue, l’Egyptologie ne serait plus une science stérile. 

J’ai choisi un extrait synthèse de Schwaller de Lubicz, qui mettra en lumière la signification du Temple de Louxor.

« Nous avons commencé par le trouver dans l’étrange dallage du temple couvert. Ce dallage est en effet incompréhensible s’il n’a pas un but. Ces dalles – dont aucune n’est taillée en courbe – sont quelquefois placées pour donner des effets de courbe. Leur désordre apparent ressemble curieusement à une mosaïque byzantine à laquelle on aurait enlevé ses couleurs. 

On y découvre plusieurs formes qui attirent l’attention. Par exemple, la courbe d’un œil dessinée par de grands blocs, la forme d’une oreille, ainsi que le conduit de la trachée dessiné par une suite de dalles juxtaposées. Nous trouvons dans la salle XX un bas-relief représentant le même visage que celui qui est formé par les éléments du dallage. Ceci évidemment ne permettrait pas une conclusion certaine. Mais il y a les proportions canoniques du profil et de la tête, et de celle-ci par rapport à un corps. Ici le Nombre d’Or vient à notre aide. Il commande toute croissance végétale ou animale. Ce sont toutes ces explications qui motivent les pages suivantes.

Un squelette humain, tracé d’après les moyennes anthropométriques et très soigneusement construit, os par os, fut placé sur le plan général du temple. La tête vient exactement se situer (de face pour le squelette) dans les sanctuaires du temple couvert. Le sanctuaire de la barque d’Amon se trouve dans la cavité buccale. Les clavicules sont marquées par des murs. La poitrine se situe dans le premier hypostyle du temps couvert et s’arrête avec la plate-forme du temple. L’abdomen est représenté par la cour péristyle, et le pubis se situe exactement à la porte qui séparer ce péristyle de la colonnade d’Amon.  Cette merveilleuse colonnade est en effet consacrée aux fémurs, aux cuisses. Les genoux se trouvent à l’emplacement de la porte devant laquelle sont assis les deux colosses, marquant l’entrée de cette colonnade. Les tibias sont dans la cour de Ramsès, encadrée par des colosses dont les jambes (tibias) sont particulièrement accentuées. Le petit orteil de notre squelette tombe exactement à l’angle N.O. du pylône. On serait tenté de croire que ce squelette fut construit pour se superposer au temple.  Or n’importe quel squelette, pourvu qu’il soit harmonieux (ce qui est le cas de celui représenté ici) peut être ainsi projeté sur le plan du temple et ne coïncidera avec lui. D’ailleurs, toutes les proportions du squelette sont contrôlables d’après les mesures réelles du temple ».

Le Temple dans l’Homme de R.A. SCHWALLER DE LUBICZ.

Depuis plus de soixante ans, ce travail, cette révélation, cette connaissance, n’ont pas été relayés correctement … ni par le milieu maçonnique, Grand Orient, Memphis Misraïm, Rose-Croix … ni par un certain milieu alchimique et ésotérique ! On se demande bien pourquoi ? Tout simplement, parce que les travaux de Schwaller de Lubicz sont « atomiques », et on recule d’un pas (voir même de deux) lorsqu’on découvre son  œuvre et son volumineux ouvrage Le Temple de l’Homme de deux tomes.  Je peux aussi tout aussi confirmer que ceux qui ont lu les livres de Isha (Her Back disciple, pour exemple) ne les ont pas correctement compulsés, ou n’ont rien discerné des arcanes que contiennent ses ouvrages !

Bien entendu nous sommes tout à fait conscient que certains gourous en mal de reconnaissance ( Jacques Grimault) ne tarderons pas de s’en emparer, et de faire croire qu’il maîtrise et connaisse «  Spirituellement » la signification du Temple de Louxor. Afin de ce faire pardonner et ainsi redevenir vierges, comme de l’eau bénite !

 

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