Or, quel est l’objet auquel peut aboutir l’œuvre hermétique ? Ce sera nécessairement une substance indéterminée, et non un être minéral, végétal ou animal. Cette substance ne peut alors être que le « feu » vital, la Vie, capable d’être transmise à un être défini afin de l’amener à sa propre perfection. C’est à cela en effet que font allusion tous les bons textes. Cette « Essence de Vie », disponible, est appelée (à cause de son parallélisme avec l’ultime devenir de l’humain) le Roi, l’Homme cosmique ; mais on doit reconnaître que le but de l’Œuvre hermétique étant atteint, ce n’est pas une fin : c’est le commencement de la lumière éclairant la réalité. 

Aucun corps déterminé ne peut servir de point de départ pour l’œuvre, parce qu’il ne s’agit pas de décomposer la matière, comme le font nos atomistes, mais de générer la matière du monde, à l’image de la création. Il s’agit donc de la Connaissance révélée et non d’une science rationnelle.
Rares sont les hommes qui ont pu pénétrer ce secret du commencement, mais tous ceux qui y sont parvenus ont alors, par devoir spirituel, laissé un témoignage de l’existence de cette science, en décrivant à travers des énigmes ou des allégories – mais surtout à travers des considérations théologiques – le processus de travail et les phases du devenir, sans toutefois révéler le secret essentiel ».

Schwaller de Lubicz 

Enseignement ici http://fondationalchimie.fr/ 

Fraternellement à tous les chercheurs de lumière.